dimanche 10 juin 2012

Los Angeles et la « Central Coast » de la Californie


Débutons par une anecdote. À notre arrivée dans la région de Los Angeles, nous choisissons un camping de Malibu, plage mythique de la série télévisée. Surprise toutefois : nous sommes refusés car notre VR n’a pas de branchement permanent pour l’eau… pas de farce, c’est vrai et nous l’observerons plus tard aussi : on exige les prises permanentes pour l’eau et l’électricité, or nous avons un réservoir mais pas de prise. Ils acceptent donc les gros VR, mais aussi les tentes, mais pas les campeurs comme le nôtre (classe B)… Serait-ce pour éliminer les bohêmes en Wesfalia? Je puis vous dire que maintenant, quand je m’inscris dans un camping, j’affirme avoir toutes les connections possibles et imaginables… à eux de vérifier, ce qu’ils ne font jamais.

Finalement, c’est à Playa del Rey que nous nous installons, juste au sud de Venice et de Santa Monica. En fait, c’est une mésaventure qui tourne bien car notre nouvel emplacement est de beaucoup plus intéressant, situé beaucoup plus près, soit à une vingtaine de km de Los Angeles, de Hollywood et de l’action, En plus, nous sommes en bordure de la plage et de la piste cyclable (bike path) qui serpente le long de l’océan est vraiment magnifique. Le bonheur!







Le camping n’est en fait qu’un grand stationnement pour VR, mais rien n’est parfait et il nous offre un accès direct à la plage, ce qui nous permet de nous rendre à vélo à Venice et Santa Monica. Très agréable balade, mais lorsque le vent se lève, il n’y a pas de protection et nous vivons une quasi tempête de sable. Il faut manger à l’intérieur et un bon nettoyage est de rigueur.

Venice compte un boardwalk tout à fait comparable à celui de Wildwood au New-Jersey, surtout que la promenade se termine au quai de Santa-Monica avec ses manèges.








 

Venice est toutefois une ville beaucoup plus relevée et compte un intéressant quartier où des résidences sont construites le long de canaux, ce qui donne à la ville des allures très Hollandaises… en fait plus Hollandaise que Vénitienne, malgré la présence d’une gondole. Magnifique escapade, jumelée à un délicieux lunch sur une terrasse.

 

Los Angeles, la deuxième métropole des USA, est en fait un regroupement de municipalités aux noms illustres, dont Beverley Hills (où on sent l’opulence) et Hollywood, la Mecque du Cinéma.

Nous tentons bien d’escalader la colline pour nous rendre à l’illustre enseigne, mais c’est au moins une heure de marche et le temps nous manque. Nous l’apercevons toutefois de loin… ce qui n’est pas si mal et nous pouvons prendre le pouls de ce magnifique parc, qui fait penser au Mont-Royal, mais en plus sauvage..




Nous y arpentons Hollywood Boulevard, comme probablement tous les touristes du secteur, observant les étoiles sur le trottoir et les sosies de stars juste au dessus. Il faut bien être aux USA pour voir cela… et surtout leurs fans en pâmoison!

 



Le centre-ville de Los Angeles comme tel est plutôt vide en ce samedi, contrairement au quartier de la mode… mais est-ce bien de mode dont il s’agit? Il s’agit plutôt d’une réplique du quartier chinois de New-York, une véritable foire et le festival du toc.








Par contre, Getty Center est une belle découverte. En 2011, La Presse en avait parlé avec beaucoup d’emphase et nous ne sommes pas déçus. Il s’agit d’un vaste complexe au sommet d’une colline en banlieue de Los Angeles, d’où nous pouvons apercevoir la ville au loin. L’architecture est impressionnante et les jardins tout autant.





Les salles d’exposition comprennent une vaste collection de toiles, dessins, sculptures, photographies, meubles, tapisseries et quoi encore. On y découvre des tableaux de Van Gogh, Monet ou Gaugin, mais aussi des œuvres beaucoup plus anciennes et très intéressantes, notamment un immense tableau représentant Louis XIV et une peinture représentant Paris en 1763, soit l’année de la signature du traité qui a cédé la Nouvelle-France à l’Angleterre.






Nous quittons ensuite Los Angeles pour le comté de Ventura, plus spécifiquement Santa-Paula, une sympathique petite ville agricole où notre camping est « squatté » par une colonie de paons très à l’aise… tellement à l’aise en fait qu’ils semblent contrôler l’accès aux toilettes!







De là, nous pouvons nous rendre à Ventura Harbor Village, où nous pouvons embarquer pour le « Channel Islands National Park », qui a pour vocation de préserver et faire découvrir cinq îles situées aux confins des courants froids du nord du Pacifique et des courants chauds du sud. Cette situation particulière crée un écho-système exceptionnel où les fonds marins regorgent de nourriture, attirant de nombreux poissons et mammifères marins. Sur les îles et autour, on retrouve plus de 150 variétés d’espèces animales et végétales inconnues ailleurs sur le globe.


 

 

On y ressent une impression d’isolement difficile à décrire et c’est avec grand plaisir que nous avons passé une journée sur l’Île de San-Miguel. Mais il faut apporter son lunch, son eau et de quoi se protéger du vent frais!


L’étape suivante est Santa Barbara, magnifique ville à l’allure Espagnole, célèbre pour son antique quai de bois… et l’historique Palais de Justice du comté, excellent point d’observation.




Vient ensuite Solvang, une petite perle à découvrir, véritable ville Danoise au cœur de l’Amérique. Architecture soignée, boutiques recherchées, calme et sérénité et des fleurs partout! Un arrêt incontournable.






Hearst Castle est aussi un passage obligé, ce château construit au début du XXième siècle par le célèbre magnat de la presse et qui appartient maintenant à l’état de Californie. Dans les années 1920 et 30, c’était l’endroit où voulaient être vues toutes les personnalités de l’époque… et on comprend pourquoi : outre trois maisons d’invités, la demeure principale compte 6000 mètres carrés et 115 pièces, dont 41 salles de bain, théâtre, bibliothèque, salle de billard et piscines intérieure et extérieure.










 

Le lieu regorge d’œuvres d’art, certaines du XIVième siècle. Le terrain compte 10 000 hectares au sommet d’une colline, dont 50 ha de jardins avec vue imprenable sur l’Océan.. La démesure de la richesse!


 

Une maison d'invités

Nous terminons cette tranche de voyage avec le Big Sur, cette portion de la côte Californienne entre Santa-Barbara et Monterey, qualifiée à juste titre de l’une des plus belles routes du monde. C’est au moins aussi remarquable que le Cabot Trail ou le Blue Ridge Parkway, mais avec en plus les tons turquoises de l’océan Pacifique.

    

Nous étions constamment partagés entre la brume et le soleil, ce qui donne des images un peu irréelles, mais tellement attrayantes. Nous faisons donc exception et joignons quelques photos supplémentaires, question de vous faire partager notre émerveillement.











 


Nous vous saluons donc de Monterey, l’ancienne capitale de la Californie sous le régime Espagnol et vous reviendrons prochainement avec une autre tranche de voyage couvrant notamment le magnifique parc national de Yosemite, le lac Tahoe et San Francisco.

À bientôt

Judith et Michel 





lundi 28 mai 2012

Las Vegas et le sud de la Californie


Changement de programme :

Des différences importantes au niveau des équipements (VR) et de la façon de voyager (rythme, etc.) nous ayant amené à évoluer dorénavant de notre côté, nous présentons dorénavant sur ce blogue nos commentaires sur la suite de notre voyage dans l’Ouest, qui suit le plan prévu initialement, tout comme celui de nos partenaires de voyage, Francine et Yves, Carole et Guy .

Les textes et photos de la première partie du voyage (Chicago et les grands parcs Américains) demeurent sur le blogue de l’Ouest à six.

Bonne lecture!

La suite du périple…

Las Vegas... pas San Diego!

Bien le bonjour de San Diego, magnifique ville du sud de la Californie, aux portes du Mexique, d’où nous amorçons la rédaction de ce message. Nous sommes arrivés ici vendredi le 18 mai, sous le soleil et avec un mercure de 22 degrés C. Quel soulagement après la chaleur du désert et de Las Vegas, où nous sommes allés en quittant le Grand Canyon, objet de notre dernier message.
  



Juste à voir notre camping, il est clair que nous sommes dans un autre monde, avec ces gratte-ciel qui nous entourent… mais c’était accueillant tout de même et très bien situé, au cœur de l’action.









Un camping, pas un stationnement
 





Hoover Dam


Le problème de l’alimentation en eau et en électricité ont été réglés avec la construction d’un immense barrage, le Hoover Dam, qui fait l’objet de mesures de sécurité aussi importantes qu’un aéroport, car un attentat terroriste ici aurait pour effet d’emporter la ville au complet dans un immense raz-de-marée. Irréel que tout cela, en plein désert!





À Palm Springs toutefois, ville qualifiée d’oasis dans le désert, la chaleur nous assomme littéralement car le thermomètre indique régulièrement autour de 42 ou 43 degrés C. à l’ombre (plus de 100 F.) en milieu d’après-midi (sans compter le facteur humidex), alors que la nuit, il descend rarement sous les 20 ou 22 C. Pas facile à supporter pour des gens du nord! Deux jours, c’est amplement suffisant et cela nous convainc de ne pas nous arrêter dans les parcs nationaux que nous avions prévu visiter dans le désert, notamment « Death Valley » (on comprend son nom).

Voyez les jets de vapeur aux
terrasses


Ici, les gens vivent très largement à l’air climatisé et pour les autres, les terrasses sont équipées de vaporisateurs qui aspergent les convives et les passants d’une bruine rafraîchissante.


On peut voir les terrains irrigués

Une balade à vélo dans ce climat représente un risque important d’insolation…. parlez-en à Judith qui a vécu l’expérience désagréable. Heureusement, la piscine est très accueillante et procure même un petit frisson.

Dans la ville, les palmiers abondent et la végétation est luxuriante, grâce aux systèmes d’irrigation. Dès qu’on s’en éloigne, tout redevient sec et aride.. c’est très frappant et instantané, comme en témoignent les photos prises.


Quittant la région par le sud-ouest, nous traversons les montagnes qui ceinturent la ville et ainsi bordent le désert et constituent une véritable barrière climatique. Une traversée vertigineuse, sur une route en lacets digne de Flash McQueen, qui permet d'apercevoir en bas l'ilôt vert de Palm Springs au sein de ce désert.


Puis, miraculeusement, juste après, le temps devient instantanément frais et confortable, la nature reverdit. Ainsi à Julian, petite ville de montagne au passé minier située à peine à 90 km à vol d’oiseau de Palm Springs, nous avons besoin d’un polar en soirée et le jour, le mercure ne dépasse pas 25 C. Quelle différence! Nous choisissons de nous y prélasser un peu au bord d’un lac, pour récupérer.


La verdure apparaît presque subitement



Sympathique Julian















Colico... aujourd'hui
Avant Las Vegas, nous avions aussi visité les vestiges d’une autre ville minière de la ruée vers l’or du XIXième siècle, Colico, dont la population était de quelque 1200 âmes en 1887… un feu de paille car il n’y en avait plus que 80 trois ans plus tard, alors que huit personnes y habitent aujourd’hui, vivant vraisemblablement du tourisme. Toutefois, malgré leur origine semblable, il n’y a rien en commun entre les deux villes, Julian ayant conservé tout on charme, alors que Colico a toutes les allures de la trappe à touristes, même si les photos sont plutôt sympathiques.


Pour en revenir à San Diego, qui compte autour de 1,3 millions d’habitants, c’est une ville très accueillante et très vivante, notamment avec sa vieille ville qui est préservée par un « State Park ».










        


Influence Mexicaine
Son port est très actif et partout ici, l’influence Mexicaine est très présente et bon nombre des travailleurs les plus humbles sont des Mexicains, notamment ceux à l’entretien dans les terrains de camping et de VR. La plupart des restaurants affichent des spécialités Mexicaines, cuisine que nous avons appris à apprécier, car elle est peu présente chez nous.
        

Une piste cyclable attrayante



Nous avons aussi pu explorer à vélo « Mission Bay » et « Mission Beach », magnifique région en périphérie de la ville. La piste cyclable serpente entre les parcs et les cours d'eau et offre des points de vue imprenables, mais elle est très fréquentée.



Mission Bay, où est notre camping


 
Mission Beach et sa piste cyclable














La ville compte un joyau: le parc Balboa, plus grand que Central Park à New-York où l’on retrouve de nombreux musées et un jardin zoologique connu mondialement, que nous avons visité avec beaucoup de plaisir.




Quittant vers le nord, nous longeons le Pacifique, découvrant La Jolla, station balnéaire attrayante et parfaite illustration de la beauté de la côte Californienne... nous tombons sous le charme.

 

Nous arrêtons deux jours dans un « state park » en bordure de la plage, à Cardiff by the Sea, le paradis du campeur… et des amateurs de surf.

 


Voilà pour le sud de la Californie… nous vous reviendrons pour vous parler de Los Angeles, où nous arrivons le 24 mai… à bientôt.

Judith et Michel

samedi 17 mars 2012

La conquête de l'Ouest en VR

Propriétaires d'un Safari-Condo depuis 5 ans, nous avons beaucoup voyagé au Québec, dans les provinces Maritimes et sur la côte est Américaine, jusqu'en Floride et en Nouvelle-Orléans. Nous rêvons maintenant de partir vers l'ouest, afin de découvrir le Mid-West, la Californie et la côte du Pacifique, de même que l'Ouest Canadien et les Montagnes Rocheuses.

Deux couples d'amis, également retraités et propriétaires de VR, partageaient ce projet et nous avons décidé de nous joindre à eux pour un voyage à six. Nous partons vers le 20 avril.

Vous avez le goût de nous suivre et de partager nos découvertes, alors allez sur notre blog:

http://ouestasix.blogspot.ca/
Judith et Michel